Vers un cadre commun pour rendre la diversité de l’enseignement supérieur en Europe plus transparente
Réunis à Namur les 13 et 14 septembre, en présence du Ministre de l’enseignement supérieur de la Communauté française, Monsieur Jean-Claude Marcourt, et des organisations représentant les principaux acteurs de l’enseignement supérieur en Europe, les Directeurs généraux de l’enseignement supérieur des Etats membres et Etats associés, se sont engagés à prendre de futures actions en vue de favoriser une plus grande transparence, notamment via la possible élaboration d’un cadre commun de référence.
Grâce à la contribution d’experts de renommée internationale, les Directeurs généraux, la Commission européenne, ainsi que les représentants des étudiants, des universités, des enseignants, des agences qualité, ont pu largement débattre de la nécessité de rendre plus transparente la diversité de l’enseignement supérieur en Europe.
Les outils de transparence actuels, tels que les « traditionnels » classements, ne permettent pas de fournir une information exhaustive, comparable et réaliste sur les établissements d’enseignement supérieur, leurs missions, leurs forces, leurs faiblesses, etc. Des alternatives sont actuellement développées, avec le soutien de la Commission européenne, afin de dépasser les limites qu’offrent les outils actuels. Les projets « U-Map » et « U-Multirank » sont tout à fait prometteurs puisqu’ils offrent des informations sur un grand nombre de dimensions de l’enseignement supérieur, et surtout ils sont conçus pour les utilisateurs que sont les étudiants, les parents, les professeurs, etc. Les Directeurs généraux soutiennent le développement de ces nouveaux outils, car seuls des outils multidimensionnels et axés sur l’utilisateur pourront effectivement fournir une information complète et comparable sur l’enseignement supérieur.
La problématique de la transparence touche cependant d’autres dimensions de l’enseignement supérieur. Bien que les acteurs de l’enseignement supérieur s’accordent sur les limites des classements mondiaux, il est indéniable que ceux-ci ont une influence majeure sur les politiques des gouvernements et des institutions d’enseignement supérieur. Les Directeurs généraux ont souligné la nécessité de prendre en compte l’impact des outils de transparence, notamment sur la gouvernance, la qualité et l’internationalisation des institutions d’enseignement supérieur. Ils plaident dès lors pour une action plus « volontariste » des gouvernements pour offrir un cadre général favorisant la transparence des établissements d’enseignement supérieur.
Les organisations européennes représentant les principaux acteurs de l’enseignement supérieur ont rappelé la nécessité fondamentale de les inclure dans l’élaboration d’outils de transparence. Il est par ailleurs essentiel que l’ensemble des parties prenantes, en ce compris les gouvernements, favorisent une complémentarité des futurs outils avec ceux déjà existants, notamment l’assurance de la qualité, et cela afin de favoriser l’excellence de l’enseignement supérieur en Europe.
La réunion a montré une volonté très claire des Directeurs généraux de contribuer de manière proactive à la question de la transparence, en élargissant notamment le champ de travail au-delà des classements, et explorer la possibilité d’élaborer un cadre commun pour la transparence et la responsabilité des institutions d’enseignement supérieur en Europe.