Vanackere dresse le bilan à mi-parcours de la présidence

Dans quelques jours, nous serons précisément à la moitié de la présidence belge de l’Union européenne. Le 28 septembre, Steven Vanackere a dressé un premier bilan au Parlement fédéral belge. "Et ce bilan est loin d’être mauvais. Nous avons déjà obtenu de beaux résultats au cours des trois derniers mois". Un état des lieux des 6 dossiers des Conseils qu’il préside.
Le ministre Vanackere a commencé par faire l’éloge de la bonne collaboration entre la présidence et les institutions et acteurs de l’Union européenne. Il a ainsi souligné le rôle essentiel joué par le Parlement européen dans le dossier SWIFT et dans les négociations relatives à la création du Service européen pour l’action extérieure. Il a également souligné l’excellente collaboration avec le président permanent du Conseil Herman van Rompuy, la haute représentante Cathy Ashton et la Commission européenne.
Vanackere a aussi abordé brièvement les points traités ces derniers mois par le Conseil "Affaires étrangères", depuis la situation au Soudan et le processus de paix au Moyen-Orient jusqu’à l’approbation de la mise en œuvre de la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU concernant les sanctions à l’encontre de l’Iran, en passant par les relations entre l’UE et ses partenaires stratégiques tels que la Chine.
Vanackere a fait ensuite brièvement le point de la situation actuelle et des perspectives dans 6 dossiers importants.
Le premier de ces dossiers est celui du Service européen pour l’action extérieure (SEAE), l’une des principales innovations du traité de Lisbonne. Une lourde responsabilité pèse sur la présidence, qui doit s’efforcer de permettre le démarrage rapide de ce service diplomatique européen. Celui-ci ne pourra cependant devenir réalité que lorsque le Parlement aura adopté trois instruments législatifs concernant l’autonomie budgétaire, le statut des diplomates européens et le budget pour 2010.
Vanackere a abordé ensuite l’initiative citoyenne européenne, l’un des résultats les plus visibles du traité de Lisbonne. Par le biais de cette initiative, et moyennant le rassemblement d’un million de signatures réparties sur un nombre significatif d’États membres, les citoyens pourront à l’avenir demander à la Commission de soumettre des propositions législatives sur des sujets spécifiques. La mise au point est en cours, le dossier est traité actuellement par le Parlement européen. Vanackere espère que ce dossier pourra être bouclé avant la fin de la présidence belge.
Il a abordé en troisième lieu le "Réexamen du budget", c’est-à-dire l’évaluation du budget de l’UE par la Commission, attendue début octobre. Une fois ces résultats connus, la présidence pourra commencer à élaborer une proposition en vue du prochain budget pluriannuel 2014-2020. Ce budget promet d’être un exercice difficile mais important, car le financement actuel du budget est intenable. Dans ce contexte, la présidence doit faire face à deux défis : parvenir à un équilibre entre les institutions avant la fin de cette année et faire en sorte que cet exercice n’affecte pas la discussion relative au budget pour 2011.
La stratégie Europe 2020 est synonyme d’actions spécifiques dans cinq domaines de politique : taux d’emploi, recherche et développement, économie verte, enseignement et inclusion sociale. Au niveau européen, ce sont principalement les "initiatives phares" qui donnent un sens concret à cette stratégie. Six des sept initiatives phares ont déjà été présentées au cours de cette présidence ou seront présentées cet automne. La traduction de cette stratégie en objectifs nationaux se fera via des discussions bilatérales entre la Commission et les États membres. Le Conseil "Affaires générales", présidé par Vanackere, assure la coordination des activités liées à la stratégie Europe 2020 au sein des différents Conseils sectoriels.
En cinquième position vient l’élargissement de l’Union, qui sera au programme du Conseil "Affaires générales" de décembre. En tant que président de ce Conseil, Vanackere s’est réjoui du lancement officiel des négociations d’adhésion avec l’Islande. Il s’est également rendu en Turquie et à Chypre, l’une des mesures proactives qu’il a prises pour éviter l’enlisement des négociations d’adhésion prévues pour décembre. Les négociations avec la Croatie sont dans la dernière ligne droite, même s’il reste quelques chapitres importants à traiter. En décembre, le Conseil réagira également à la candidature d’adhésion du Monténégro, de l’Albanie et de la Bosnie-et-Herzégovine.
Enfin, il également abordé la politique de l’Union en matière de commerce international. L’UE a entamé il y a quelques années la négociation d’une nouvelle génération d’accords de libre-échange. Ces accords lui permettront de renforcer sa présence sur les marchés émergents. Différentes négociations sont actuellement en cours, et la présidence a déjà enregistré son premier succès important : l’approbation d’un accord de libre-échange entre l’UE et la Corée du Sud. Des négociations en vue d’un accord de libre-échange avec la Malaisie commenceront prochainement.