Une confiance accrue dans les systèmes d’enseignement et de formation mutuels grâce à l’assurance qualité
Les spécialistes européens de l’enseignement veulent élaborer une stratégie articulée autour du souci de la qualité et d’une transparence accrue entre les différents secteurs de l’enseignement. Voici les points essentiels de la conférence : “ Qualité et transparence en tant qu’interface entre l’enseignement et la formation professionnels, les écoles et l’enseignement supérieur pour encourager la mobilité et l’apprentissage tout au long de la vie ”, qui s’est tenue le 6 décembre à Bruges.
La conférence visait trois objectifs principaux :
- Offrir une plate-forme aux représentants des différents sous-secteurs de l’enseignement et de la formation des pays de l’Union européenne, des candidats États membres et des pays AELE ;
- Échanger des informations et des expériences relatives aux divers systèmes d’assurance qualité à tous les niveaux de l’enseignement ;
- Échanger des idées sur la manière d’accroître la confiance dans les systèmes d’enseignement et de formation mutuels.
Dans son discours d’ouverture, M. Truszczynski, Directeur-général Enseignement et Culture de la Commission européenne a indiqué que nous devions, plus que jamais, nous engager pour le développement des compétences des personnes dans une perspective d’apprentissage tout au long de la vie. À cet égard, il est important que les qualifications que les personnes acquièrent dans les diverses institutions et pays soient équivalentes et puissent donc également servir de preuve de la compétence de leurs détenteurs dans d’autres institutions et pays.
Dans sa présentation intitulée “ Vers une stratégie intégrée et de qualité assurée pour la mise en œuvre de l’éducation et de la formation tout au long de la vie ”, l’oratrice principale, Madame Barbara Kelly, directrice du “Further Education and Training Awards Council (FETAC)” d’Irlande a confirmé la nécessité d’une collaboration plus poussée et plus structurée entre et sur les différents secteurs de l’enseignement.
Toutefois, tout ceci implique une confiance mutuelle entre les pays et les institutions, et cette confiance repose sur l’assurance de la qualité dans les divers systèmes d’enseignement et de formation.
Au cours de la conférence, deux instruments européens pour l’assurance de la qualité furent examinés de près : le “Normes et Lignes directrices pour l’assurance de la qualité dans l’enseignement supérieur” et l’EQAVET pour l’enseignement et la formations professionnels. Ces deux instruments ont pour but :
- De garantir la qualité pour l’étudiant et le bénéficiaire (e.a. l’employeur) ;
- De responsabiliser les investisseurs tels que les pouvoirs publics et le monde de l’entreprise ;
- D’accroître la qualité dans les établissements.
Conclusions des 5 différents ateliers de la conférence :
o Les résultats de l’apprentissage (“learning outcomes”) utilisés pour développer les curricula devront faire l’objet d’une attention plus soutenue en vue de décrire les qualifications dans les systèmes d’assurance qualité ;
o Il convient de trouver des solutions plus créatives pour tenir compte des intérêts des différentes parties prenantes lors de l’élaboration des formations et de l’évaluation de leur qualité ;
o Une culture de la qualité doit voir le jour au sein des établissements d’enseignement. Les parties prenantes (direction, enseignants et étudiants) sont les plus à mêmes de contribuer à l’amélioration de la qualité ;
o L’assurance de la qualité et l’accréditation externes constituent des moyens idéaux pour relier les secteurs de l’enseignement. Par le biais de réseaux, des agences d’accréditation des secteurs de l’enseignement devraient entrer en contact afin d’échanger un maximum d’expériences ;
o Les critères de qualité de l’apprentissage par le travail présentent de nombreuses similarités avec les critères de l’enseignement formel. Ainsi, l’apprentissage par le travail pourrait trouver une place à tous les niveaux de l’enseignement.
Les actions prioritaires qui devraient être élaborées selon les participants à la conférence sont les suivantes :
- Développer des cadres de qualification globaux nationaux qui pourraient être utilisés pour la validation de l’apprentissage formel et non-formel ;
- Prévoir des cadres nationaux pour l’assurance de la qualité dans l’enseignement et la formation professionnels ;
- Développer l’accompagnement tout au long de la vie.
Le Ministre Pascal Smet a présenté les conclusions de cette conférence à ses collègues à l’occasion du Conseil des Ministres informel consacré à l’enseignement le 7 décembre à Bruges.
Council: Education, Jeunesse, Culture et Sport