S. Vanackere présente son 1er bilan de la présidence belge aux étudiants de l’UCL

Ce mercredi 6 octobre, le ministre belge des Affaires étrangères, Steven Vanackere, a présenté un bilan à mi-parcours de la présidence belge du Conseil de l’Union européenne (UE) devant un auditoire d’étudiants de l’UCL (Université catholique de Louvain). L’ambiance y était particulièrement chaleureuse…
Centre de Louvain-la-neuve, UCL, auditoire Socrate, 18h. Voici le rendez-vous à ne pas manquer ! L’amphithéâtre se remplit peu à peu de jeunes regards éclatant de dynamisme et empreints de curiosité. Le classique brouhaha estudiantin de l’ 'avant –cours' plane de part en part dans la salle et se fait de plus en plus présent. Un invité de marque fait l’objet de toutes les attentes… Cette fois, ce n’est pas l’un de ses prestigieux professeurs que le "nouveau souffle intellectuel" belge s’apprête à recevoir, mais son ministre des Affaires étrangères, M. Steven Vanackere.
Le ministre fait son entrée dans l’auditoire à l’heure convenue, à savoir 18h30. Il semble assez décontracté et ravi d’être venu s’adresser à ce milieu universitaire wallon. Après un chaleureux mot d’introduction du recteur Bruno Delvaux, le ministre se dirige alors vers son pupitre pour s’adresser à son auditoire, qui ne laisse d’ailleurs plus entrevoir que quelques malheureux sièges libres. La salle, désormais comble, compte plus de 500 participants !
Le thème de son intervention : "La présidence belge de l’UE. Un premier bilan à mi-parcours". Steven Vanackere s’est voulu résolument optimiste dans son discours, sans toutefois se permettre de faire l’impasse sur les carences qu’il reste encore à combler. En d’autres mots, de nombreux objectifs ont dores et déjà été atteints depuis le début de cette présidence, mais un certain nombre de progrès demeurent à réaliser. Le ministre ne s’en est pas caché. Il a tout simplement désiré adopter une approche à la fois franche et réaliste.
D’un point de vue institutionnel, tout d’abord. Il a dressé un bilan de la nouvelle architecture instaurée par le Traité de Lisbonne, avec comme corolaire le nouveau partage des compétences entres les institutions et les acteurs clefs de l’UE : le Parlement européen (qui a gagné en poids et en influence jusqu’à devenir le "Parlement le plus puissant du monde, à côté du American Congress") ; le Président permanent du Conseil européen ; la Commission européenne et la Haute Représentante de l’UE pour la politique étrangère et de sécurité commune, Catherine Ashton, appuyée par son Service européen d’action extérieure (SEAE).
Il a rappelé la nécessité de travailler à une coordination toujours plus étroite et plus efficace entre eux, de même qu’avec la présidence tournante du Conseil de l’UE.
Le ministre a ensuite dressé un bilan des avancées accomplies dans les dossiers considérés comme prioritaires pour la présidence belge : le volet socio-économique, la dimension et l’inclusion sociale de l’UE, l’environnement et le climat, le domaine de la Justice et des Affaires intérieures, et enfin les Relations extérieures de l’UE et l’Élargissement. Il n’a pas omis de mettre l’accent sur les objectifs qu’il reste à atteindre dans les domaines de la supervision financière, du brevet européen, du socle juridique à fixer pour le SEAE, etc.
Si vous désirez bénéficier d’un aperçu plus détaillé des propos tenus par Mr. Vanackere lors de son intervention à l’UCL, vous pouvez toujours consulter dans son intégralité le discours qu’il y a prononcé.
En dehors du bilan établi par le ministre, il est un constat que l’on peut assurément dresser à l’issue de cette rencontre. L’atmosphère qui planait dans les murs de l’auditoire Socrate témoigne d’une réalité qui ne peut qu’appeler à l’optimisme. L’un des objectifs principaux que la Belgique s’était promise d’atteindre dans le cadre de sa présidence du Conseil de l’UE consistait à mettre en œuvre tous les efforts possibles pour tenter de rapprocher l’UE des citoyens européens, et en particulier des plus jeunes.
Cela semble être chose faite, pour certains d’entre eux du moins. Les étudiants qui ont répondu présents mercredi soir paraissent avoir apprécié ce moment de partage avec Mr. Vanackere, comme en témoigne notamment l’engouement prononcé dont ils ont fait preuve lors de la séance de questions-réponses qui a suivi son discours, et leur réactivité face aux propos tenus par le ministre, qui n’a d’ailleurs pas manqué d’agrémenter son intervention de touches d’humour particulièrement bien placées.
Pari tenu donc, visiblement, tant pour Steven Vanackere que pour la Belgique dans son ensemble !






