"Nouveau pas dans la bonne direction"
La ministre flamande de l'environnement, de la nature et de la culture, Joke Schauvliege, qui a représenté l’Union européenne et les 27 États membres, en tant que présidente du Conseil européen de l’environnement, à la Conférence des Parties (CdP 16) sur le changement climatique, se dit satisfaite de l'accord conclu à Cancun. "Avec ce résultat, nous faisons un nouveau pas dans la bonne direction. L’intervention active et unanime de l’Union européenne – les 27 États membres et la Commission – a certainement aidé à rapprocher des points de vue divergents."
Le 14 octobre dernier, la ministre Joke Schauvliege avait, avec ses homologues des 27 États membres, défini une position commune pour la conférence sur le climat de Cancun. Le Conseil s’est rendu au sommet avec la ferme intention de conclure des accords partiels afin d'arriver, à long terme, à un accord mondial juridiquement contraignant sur le climat. Il devra être construit sur la base de l’accord de Copenhague (2009) et reprendre les éléments principaux du protocole de Kyoto (1997). Les États européens devraient ainsi disposer d’un instrument ambitieux et efficace, qui garantira l’intégrité de l’environnement.
Dans les circonstances actuelles, les 27 se sont montrés prêts, dès le début des négociations sur le climat, à accepter un deuxième accord ou un prolongement de la période de Kyoto, à condition que toutes les grandes économies s’y engagent.
Selon la ministre flamande Joke Schauvliege, "à Cancun, les États membres et la Commission européenne se sont comportés de manière très constructive et responsable. Les autres parties prenantes ont beaucoup apprécié notre rôle de conciliateur. L’accord de Cancun a le mérite d’avoir, entre autres, ancré les engagements de l'accord de Copenhague dans le processus des Nations unies pour mettre en oeuvre la Convention sur le changement climatique. Concrètement, cela signifie :
- la confirmation de la limitation du réchauffement à 2° Celsius au-dessus de la température de la période préindustrielle et
- la reprise des propositions de divers pays, tant en matière de réduction des émissions que de moyens fincanciers (financement à mise en oeuvre rapide), et un financement à long terme (fonds pour le climat) de 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020.
Cancun a permis de franchir une nouvelle et nécessaire étape, mais nous avons encore du pain sur la planche. Cette CdP 16 a en tout cas prouvé une chose : la volonté du monde entier à combattre le changement climatique. La concertation multilatérale est de nouveau sur les rails, après le pessisme de Copenhague. Après la réussite du sommet sur la biodiversité de Nagoya, Cancun aide aussi au rétablissement de la confiance. Nous devons continuer à la développer. Au nom de la présidence belge de l’UE, je suis fière de la belle contribution qu’ont apportée les 27 États membres au combat planétaire contre le changement climatique. Celle-ci n’a été possible que parce que l'Europe a, pour la première fois depuis longtemps, tenu un discours unanime."
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