Davantage de chances pour les enfants en Europe

La conférence « Davantage de chances pour les enfants en Europe » du 22 octobre a examiné comment créer plus de chances pour les enfants en Europe, notamment pour les enfants qui requièrent le plus notre attention. Les sessions plénières ont clarifié divers aspects de la pauvreté et de la lutte contre la précarité. Durant les ateliers, les participants se sont entretenus entre eux et avec un spécialiste sur un aspect déterminé de la création de chances pour les enfants.
Le président permanent du Conseil européen Herman Van Rompuy a ouvert la conférence. Il a souligné, dans un message diffusé par vidéo, la nécessité de mettre en place une meilleure politique pour l’emploi, l’enseignement et la formation en vue de pouvoir réduire la pauvreté (des enfants) en Europe. L’Union européenne doit, selon lui, créer un cadre dans lequel les États membres se jugent et s’encouragent mutuellement à agir au maximum de leurs possibilités.
Présentations
Bea Buysse a présenté, notamment, des informations chiffrées montrant que les enfants de famille modeste fréquentent nettement moins les crèches.
Katrien De Boyser a relevé, à l’agenda européen, une attention limitée mais néanmoins croissante pour la précarité des enfants. Selon elle, une approche diversifiée, comportant des mesures universelles et spécifiques dans différents domaines, a le plus de chances d’aboutir.
Wouter Vandenhole a affirmé que les droits des enfants ne sont pas à même de combattre la pauvreté, mais qu’ils n’en constituent pas moins un bon cadre de référence dénué de toute préférence politique ou idéologique. Il existe cependant des pièges à éviter. Ainsi, des droits déclarés ne sont pas pour autant des droits réalisés.
Machteld Verhelst a indiqué que le statut socio-économique est l’élément qui influence le plus le succès dans l’enseignement. Selon elle, le développement des aptitudes linguistiques peut être le sésame de l’égalité des chances et un facteur de réussite à l’école. Elle a expliqué comment les crèches peuvent être le ferment idéal de l’acquisition d’aptitudes linguistiques.
Heather Joshi a donné des informations sur l’enquête du UK Millenium Cohort, qui porte sur environ 19 000 enfants nés en 2000 et 2001. L’une des conclusions de l’enquête est que le fait d’avoir des aptitudes limitées dans l’enseignement est associé à des conditions économiques difficiles et limitées et que la lutte contre la pauvreté et le soutien au niveau de l’enseignement doivent être abordés ensemble.
Ateliers
L’atelier « Caring and Learning together – A cross-national study of integration of early childhood education and care within education » a été introduit par Yoshie Kaga. La discussion a largement abordé l’impact possible de l’intégration sur l’accès des enfants vulnérables à l’école et sur leurs chances de développement.
L’atelier « Equal Chances for Children of Roma Origin » a été introduit par John Bennett et Zorica Trikic. Lorsque les médias, l’opinion publique, les secteurs de l’enseignement et des soins de santé s’expriment sur les familles et communautés Rom, c’est souvent pour évoquer les problèmes qu’elles causent. Quelques participants ont proposé d’œuvrer tous ensemble pour améliorer l’image de cette communauté en exprimant leur situation par des statistiques combinées à des récits personnels sur des familles rom.
L’atelier « Rencontre pour les tout jeunes et leurs parents : passer de la maison dans le monde » a été introduit par Sandra Van der Mespel et Christine Faure. Le fil rouge de l’atelier était que les lieux de rencontre sont pour les parents et leurs enfants une occasion unique d’élargir leur cadre de vie. La réalisation pratique peut prendre des formes diverses et commence souvent par de toutes petites choses.
L’atelier « Ouders als onderzoekers » a été introduit par Michel Vandenbroeck et Griet Roets.Le but du projet était d’inviter divers groupes de parents à chercher eux-mêmes les thèmes qui présentent un intérêt pour eux en tant que parents. Les groupes ont fait valoir notamment que l’appui à l’éducation doit être interprété au sens large. Le contexte de l’éducation est lui aussi important, comme les conditions de vie et le quartier dans lequel les enfants grandissent.
L’atelier « Travail de groupe avec des familles socialement vulnérables : de nouvelles perspectives pour les participants, leur famille et leur entourage » a été introduit par Kristien Nys et Ilse De Bolck. Pour ce sous-groupe, il est important de partir des expériences et des questions des parents eux-mêmes. Les mères qui ont participé au groupe avaient, après plusieurs sessions, nettement moins de stress quant à leur rôle de parent.
Rapport complet et présentations