Conseil environnement vise un accord européen sur la biodiversité
Un Conseil européen environnement important est prévu le 14 octobre au Luxembourg. La ministre flamande de l’environnement, de la nature et de la culture, Joke Schauvliege, qui préside également le conseil, cherche à obtenir un consensus européen en prévision des prochaines conférences internationales de l'environnement sur la biodiversité à Nogaya et sur le climat à Cancun. Elle abordera également la situation en Hongrie, suite à la catastrophe écologique impliquant une usine d'aluminium dans la région de Veszprém.
La biodiversité
Le Conseil des ministres de l’environnement doit également, à la veille de la 10ème conférence des parties sur la convention de la biodiversité, s’accorder sur la position européenne qui sera défendue à Nagoya (Japon). Le Conseil a déjà exprimé plus tôt, entre autres, une vision à court et à long terme sur la biodiversité. L’objectif est de stopper la perte de biodiversité et la dégradation des écosystèmes et de les restaurer au maximum d'ici 2020. Pour ce faire, un nouveau plan stratégique doit être conclu à Nagoya. Le Conseil européen de demain s’exprimera sur le soutien qu’il y apportera (financier entre autres). En outre, le Conseil prendra position sur l’accès et le partage des avantages (APA, l’accès à une répartition équitable de l’usage des sources génétiques), les régions marines et les services écosystémiques. Un dernier point sur lequel les ministres européens de l’environnement doivent s’accorder est la création de l’IPBES, un forum scientifique international devant soutenir la politique en matière de biodiversité.
Le climat
Un autre point crucial de l’agenda est la discussion sur la position européenne en vue du sommet sur le climat de Cancun (Mexique) qui aura lieu fin novembre - début décembre. Dans cette discussion stratégique, le sujet le plus important est la poursuite du protocole de Kyoto et les conditions qui y seront liées.
La ministre Schauvliege présentera au nom de la Présidence européenne un rapport reprenant les points de vue des Etats membres de l’UE et indiquant la marche à suivre pour que l’Europe continue à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20 %.
OGM
Un autre sujet important à l’agenda du Conseil concerne la discussion d'une proposition de modification d'une directive sur les OGM (organismes génétiquement modifiés) par la Commission européenne, qui octroie aux Etats membres l’autonomie nécessaire pour limiter ou interdire eux-mêmes la culture de plantes OGM sur leur territoire.
Hongrie
Comme chacun le sait, le gouvernement de Budapest a sollicité jeudi passé l'aide de l'Union européenne dans le cadre de la catastrophe écologique. La Hongrie a demandé l’envoi d’un nombre restreint d’experts disposant d’une solide expérience sur le terrain en matière de pollution de la nature et des terres agricoles. Le « Monitoring and Information Centre for Civil Protection » de la Commission européenne a reçu des Etats membres plus de 40 noms d’experts.
La ministre flamande de l’environnement et de la nature, Joke Schauvliege, a déjà mis vendredi 6 experts à disposition par l’entremise de B-Fast. L’un d’entre eux, Johan Gemoets, tente cette semaine de déterminer l'impact de la catastrophe écologique avec quatre autres membres d'une équipe européenne et de formuler des avis et des propositions pour réparer les retombées sur la nature et les sols. Sandór Fazekas, le ministre hongrois de l’environnement, a entretemps déjà envoyé à la ministre Schauvliege une lettre de remerciement pour la mise à disposition de l’aide flamande.
La Hongrie souhaite informer les Etats membres de la situation et des conséquences pour l’environnement à l’occasion du Conseil.