Clôture de l’Année Internationale de la Biodiversité 2010

Dans le cadre de la Présidence belge et de l’Année Internationale de la Biodiversité une journée a été organisé au Bois du Cazier. Les récentes décisions prises lors du sommet de Nagoya et les nouveaux engagements de l’UE et de parties prenantes en Belgique pour l’après 2010 y ont été débattus.
Dans le cadre de la Présidence belge et de l’Année Internationale de la Biodiversité, le Service public fédéral Santé publique, Sécurité de la chaîne alimentaire et Environnement, en collaboration avec l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) et Business and Society a organisé une journée intitulée « Mieux comprendre et communiquer sur la valeur socio-économique de la biodiversité - Avenir et bénéfices écologiques pour tous - Biodiversité et responsabilité sociétale» qui s’est tenue le 14 décembre 2010 au Bois du Cazier (Charleroi, Belgique). Les récentes décisions prises lors du sommet de Nagoya et les nouveaux engagements de l’UE et de parties prenantes en Belgique pour l’après 2010 y ont été débattus.
La biodiversité nous offre individuellement et collectivement une multitude de biens et de services indispensables à notre dignité, à nos cultures, à notre bien être. Ces biens et services sont souvent considérés comme acquis et inépuisables. Une meilleure prise de conscience de tous ces bénéfices permet dès lors de mieux communiquer en vue de sa préservation ou de sa restauration. L’optimisation des bénéfices générés par cette biodiversité et la réduction des risques liés à la perte de biodiversité pour les entreprises et les consommateurs sont des mesures importantes dans le cadre d’une politique sociétale responsable. Il est dès lors nécessaire d’associer à l’action des autorités publiques une approche combinant, là où c’est pertinent, le marché, les valeurs culturelles et la société civile, par un dialogue entre toutes les parties prenantes.
La Conférence a mis volontairement l’accent sur la valeur socio-économique des écosystèmes au lieu de la pure conservation de la Nature, valeurs souvent mal perçues et mal comprises, et ce, dans la droite ligne des accords conclus à Nagoya et des résultats du rapport sur l’économie des écosystèmes et de la biodiversité (TEEB). L’usage efficace des ressources et des matériaux ainsi que les modes de consommation et de production durables ont constitué les deux pôles de l’utilisation durable de la Biodiversité, le fil rouge de la Conférence.
Certaines actions, déjà mises en œuvre par quelques acteurs de pointe, méritent d’être promues et généralisées après évaluation de leur pertinence et effets sur le terrain, au bénéfice des entreprises, des travailleurs et des syndicats, des acteurs locaux et des consommateurs. Améliorer la compréhension de la valeur socio-économique de la biodiversité pour la société s’avère être une étape incontournable et préalable à une bonne communication et donc, appropriation et intégration de la Biodiversité.
En vue de la Décennie 2011/2020 de la biodiversité à l’ONU, et en conclusion de cette année dédiée à la Biodiversité, différentes grandes idées sont ressorties de la Conférence. Parmi celles-ci, la biodiversité sera étudiée plus en profondeur sous une approche à la fois intégrée et sectorielle. Une autre concerne le climat qui a une influence directe sur la biodiversité. Les actions de chacun de ces deux domaines doivent se soutenir mutuellement dans une approche de co-bénéfices. Les objectifs pris pour le premier doivent se transformer en mesures concrètes pour l’autre. Une troisième idée rappelle que la biodiversité est l’affaire de tous et doit être mise en œuvre essentiellement au niveau national et régional. Pour que tous les acteurs s’engagent, tant le secteur privé que le secteur public, le grand public et les acteurs locaux, le dialogue reste le moyen le plus performant pour définir le cadre d’action et les moyens à mettre en œuvre au niveau le plus approprié
Cette journée aura permis non seulement de faire un bilan de l’action politique à devoir mener dès 2011 et de la nécessaire cohérence à garantir à l’aube de nouveaux défis stratégiques et opérationnels tant au niveau de l’UE que du pays lui même mais aussi de mieux cerner les prochains enjeux dans les domaines de l’utilisation durable des ressources et de la promotion du maintien de la biodiversité. Elle a ainsi constitué une étape supplémentaire vers un forum permanent d’échanges, de compréhension et de communication entre acteurs provenant d’horizons différents et tous solidaires.
Les résultats de cette conférence contribueront également à la mise en œuvre du plan fédéral belge 2009-2013 axé sur l’économie en vue de l’intégration de la biodiversité dans quatre secteurs fédéraux clés (Economie, Coopération au développement, Politique scientifique et Transport).