Appel à redoubler d'efforts pour une participation des femmes à la paix et à la sécurité

En présence de S.A.R. la Princesse Astrid de Belgique, Mme Catherine Ashton, Haute Représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et Vice-présidente de la Commission européenne, et M. Steven Vanackere, vice-Premier ministre et ministre des affaires étrangères de Belgique, ont organisé conjointement ce jour, au Palais d'Egmont à Bruxelles, une conférence de haut niveau pour marquer le dixième anniversaire de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies sur la participation des femmes à la paix et à la sécurité, à l'occasion de laquelle ils ont demandé à ce que cette résolution soit mise en œuvre rapidement et dans son intégralité.
Mme Catherine Ashton a fait la déclaration suivante: "La résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies soulignait qu'il importe que les femmes participent sur un pied d'égalité à tous les efforts visant à maintenir et à promouvoir la paix et la sécurité et qu'elles y soient pleinement associées. Toutefois, dix ans plus tard, cet engagement n'a pas encore été respecté.". Tout en saluant les efforts déployés à ce jour et en mentionnant l'adoption, en 2008, de la résolution 1820 du Conseil de sécurité des Nations unies sur la lutte contre la violence sexuelle, la Haute Représentante/Vice présidente a appelé à ce que davantage de progrès soient réalisés. Les femmes continuent d'être la cible de violences dans les conflits armés qui ont lieu aux quatre coins du monde et restent dans une large mesure absentes des négociations de paix formelles et des efforts visant à maintenir la paix. Mme Ashton a promis une action déterminée, en particulier au sein du Service européen pour l'action extérieure, et a décrit l'approche globale de l'Union européenne pour la mise en œuvre des résolutions 1325 et 1820 sur les femmes, la paix et la sécurité, dans laquelle l'égalité entre les femmes et les hommes et les droits des femmes occupent une place centrale pour ce qui est des missions de gestion de crises et de la coopération au développement de l'Union européenne.
"Les femmes souffrent de manière disproportionnée des situations de conflit, comme le montrent clairement les ravages causés par la violence sexuelle", a déclaré M. Steven Vanackere, s'exprimant au nom de la présidence belge. Il s'est prononcé en faveur de meilleurs instruments juridiques et de mesures de protection des femmes. "Comme d'autres pays, parmi lesquels huit États membres de l'UE, la Belgique a adopté un plan d'action national pour transposer les résolutions des Nations unies dans la législation nationale. Cela témoigne de la détermination de notre pays, mais aussi de notre responsabilité spécifique à cet égard", a dit le ministre des affaires étrangères de Belgique.
Les participants à la conférence, au cours de laquelle sont principalement intervenues Mme Rachel Mayanja, conseillère spéciale des Nations unies pour la parité entre les sexes et la promotion de la femme, et Mme Margot Wallstrőm, représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies pour la violence sexuelle dans les conflits armés, ainsi que d'autres personnalités de premier plan, parmi lesquelles M. Alain Leroy, chef du département des opérations de maintien de la paix des Nations unies, et Mme Shirin Ebadi, lauréate du prix Nobel de la paix en 2003, ont en particulier appelé à une plus grande responsabilisation et à un meilleur suivi du respect des droits des femmes dans les conflits armés, notamment par le Conseil de sécurité des Nations unies. Ils ont souligné la nécessité d'accroître la participation des femmes aux opérations visant à assurer la paix et la sécurité internationales et ont exigé qu'il soit mis fin à l'impunité dont jouissent les auteurs d'actes de violence commis contre des femmes dans les conflits armés.
Closing Remarks Elisabeth Rehn (en)
