La DG dans l’Europe des Régions
La DG a la garantie d'obtenir un siège au Parlement européen. Le gouvernement de la DG est représenté au Conseil des ministres, lorsque les points inscrits à l’ordre du jour relèvent des compétences de la DG. La DG est représentée par son ministre-président au Comité des Régions.
La DG peut conclure des contrats avec des partenaires européens. Ses champs de compétences lui permettent en plus de ratifier des accords de l’Union européenne.
Histoire mouvementée
Les germanophones de Belgique ont dû parcourir un long chemin avant de trouver leur place dans l’État fédéral belge. En 150 ans, ils ont changé de nationalité à quatre reprises, et par trois fois entre 1919 et 1945.
À l’issue du Congrès de Vienne en 1815, le territoire de l’actuelle DG et de la Wallonie malmédienne a été attribué au Royaume de Prusse. A partir de 1870, il fait partie de l’Empire allemand. Suite à la 1e Guerre mondiale, l’Allemagne céde les cantons d’Eupen, Malmedy et Saint Vith à la Belgique, lésée par la guerre.
En 1940, Hitler annexe Eupen-Malmedy. Les hommes de la région doivent partir à la guerre du côté allemand. Plus de 3000 soldats sur 8700 ne sont jamais revenus. En septembre 1944, les troupes alliées libèrent les cantons de l’Est. L’État belge reprend à nouveau la souveraineté. Peu de temps après, dès le 16 décembre 1944, l’Eifel belge et la Wallonie malmédienne sont à nouveau profondément dévastés par l’Offensive des Ardennes.
Après 1944, la Belgique affiche une véritable détermination d’épuration. Des dossiers judiciaires sont constitués pour près d’un Belge de l’Est sur deux, un adulte sur six fut interné ou emprisonné.
Grâce à la législation sur l’emploi des langues, la région de langue allemande est reconnue au début des années 60. Au cours des autres réformes de l’État, la Communauté germanophone a également pu consolider son autonomie.
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